Mardi
19 juillet 2005

Au camp 2, nous (Cédric, Marc et Yves-Alain) nous levons à 3h du matin pour un départ à 4 h vers un camp 3 à établir. Il fait bien froid et pour commencer il faut traverser une pente à 45 degrés sur 150 m pour atteindre le couloir de 45 degrés équipé de cordes fixes par les équipes précédentes.

Après plusieurs heures passées à remonter ce couloir nous sortons sur une nouvelle pente que nous remontons par son arête. A cet instant, le soleil vient nous tenir compagnie et nous amène sa tiédeur.

A 15 h nous arrivons au dépôt de matériel établi par Mazal et Martin quelques jours plus tôt. Du coup, nos sacs s'alourdissent de quelques kg supplémentaires. A l'altitude de 6850m et avec 30 kg sur le dos, Yves-Alain faisant la trace devant, nous montons une belle pente jusqu'à trouver un plateau pour planter le camp 3.

Il faut piocher la glace pour pouvoir faire une plateforme. Que c'est dur à 7010 m; chaque geste est difficile; on a l'impression d'avoir des  poumons d'asthmatiques. Enfin, après le montage de la tente et l'installation du camp, on se couche.

 
 Mercredi
20 juillet 2005

Nous nous levons avec le soleil, grignotons la moindre et partons explorer la suite. Nous partons en direction du col Sud situé à droite du sommet Sud. Nous mettons plusieurs heures à gravir un couloir. A l’arrivée au col (7250m. env.), quelle joie!!

Ce col donne sur un plateau glaciaire et la vue porte sur le sommet principal (7349m) ainsi que plusieurs autres sommets du massif. Au fond à droite, nous distinguons une pointe à 7000m et nous pensons que c'est notre sommet. Nous sommes submergés par nos émotions. Après ces efforts nous sommes tellement contents.

Décidant de nous rendre à ce sommet, nous parcourons le plateau glaciaire sur 700m en direction du nord. Mais arrivés au pied de la pointe, nous apercevons un autre sommet plus au fond à droite, et là, nous réalisons notre méprise. Le sommet S-E est plutôt celui-là.

Là, la joie nous quitte et la déception nous gagne. Il est trop tard. D'après nos calculs, nous n'avons pas le temps de nous y rendre. De plus, la fatigue nous gagne.

Nous faisons donc demi-tour et à 19h00, nous sommes à la tente du camp 3.